Liturgie assyrienne d’Ormia. Iran Qu’est-ce que l’Eglise assyrienne ?

Lors du Concile d’Ephèse, tenu en l’an 431 de notre ère, Nestorius, patriarche de Constantinople soutint que Marie n’était que mère du Christ (Christotokos) et non mère de Dieu (Theotokos). En outre, il plaida la dualité divine et humaine du Christ (théorie appelée diphysisme). Il fut donc exclu et exilé en Libye.

Lors du même concile fut exclue l’Eglise d’Orient, appelée également -de Perse, -de Saint-Thomas, ou -syrienne orientale. qui adopta alors la théologie de Nestorius et fut qualifiée désormais de nestorienne. Elle s’étendit à toute l’Asie, notamment à la Chine et à l’Inde dans la continuité de la mission de Saint Thomas. Mais l’expansion de l’islam lui valut de perdre toutes les terres christianisées et elle se retrouva réduite au confluent géographique entre Turquie, Iran, Iraq, Syrie et Transcaucasie. Elle fut à nouveau décimée lors du génocide arménien et lors de génocides assyriens entre 1915 et 1933 avec un massacre récent attribuable à l’expansion de l’Etat islamique. Son patriarcat actuel est situé à Arbil et le patriarche est appellé Giwargis III Sliwa.

Les termes d’assyrien et chaldéen sont parfois attestés avant l’an 1553 lors duquel des mécontents de l’Eglise « nestorienne » la quittèrent et se rallièrent à la Rome occidentale en adoptant le nom d’Eglise chaldéenne. Au XIXème siècle, l’Eglise d’Orient prit le nom d’assyrienne. On a donc affaire à deux églises différentes issues de l’exclusion du concile d’Ephèse. L’Eglise assyrienne en droite ligne et l’Eglise chaldéenne par ralliement à Rome. Il n’y a pas d’Eglise assyro-chaldéenne.

La liturgie assyrienne que nous présentons est célébrée par l’évêque assyrien d’Iran Giwargis Benyamin Narsai assisté de Daryawush Azizyan, curé de la cathédrale Mart Maryam (Sainte-Marie) d’Ormia (Urumîyé) en Iran. La communauté assyrienne d’Ormia représente actuellement 3500 fidèles, tandis que la chaldeéenne, qui a son propre évêque, Thomas Meram, n’en représente que 1000. Il existe aussi à Ormia une communauté arménienne apostolique (350 fidèles) et une communauté dite assyrienne protestante (350 fidèles).

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